Tranchant avec les habitudes, le stade Robert-César ne s’est jamais contenté d’être un simple terrain de sport. Depuis 1980, cette enceinte posée au centre de la ville a vu défiler une multitude d’événements qui ont façonné l’identité locale. Matchs sous tension, finales où la sueur se mêle à la ferveur, exploits individuels et soirées rythmées par la musique : le stade devient, saison après saison, le point de ralliement de toutes les passions.
Impossible d’évoquer l’histoire du stade sans revenir sur ses grandes heures sportives. Les supporters du PSVD’Olt vibrent à chaque déplacement de leur équipe fanion, connue pour sa capacité à renverser les pronostics à Thégra. Les tribunes se remplissent, la tension monte, et le football retrouve ici son parfum d’enjeu et de fête. Non loin, le Box fit gym de Souillac investit régulièrement la pelouse pour des séances où boxe et fitness s’entremêlent. Ici, on croise aussi bien des jeunes en quête de défi que des habitués venus brûler de l’énergie, preuve que le sport sait rassembler bien au-delà du cercle des puristes.
Les moments sportifs inoubliables
Le stade a également été marqué par des figures qui donnent un visage humain à ces lieux. Pour illustrer l’influence du site sur la vie sportive, citons Corentin Jean, président du Tennis club de Gramat. Dans ses interventions, il souligne systématiquement le rôle du stade comme moteur de dynamisme pour la jeunesse et la communauté. Lors de l’inauguration du nouveau club-house, Freddy Terlizzi a rappelé combien ces infrastructures sont précieuses pour faire émerger de nouveaux talents et construire des parcours inspirants.
- Corentin Jean, président du Tennis club de Gramat, a souvent évoqué dans ses discours l’impact du stade sur la communauté sportive locale.
- Freddy Terlizzi, présent lors de l’inauguration du nouveau club-house du Tennis club de Gramat, a rappelé l’importance de ces infrastructures pour le développement des jeunes talents.
Autour du sport, d’autres engagements prennent forme. L’AAPPMA La Gaule de la Cère poursuit son combat discret mais déterminé pour la biodiversité, multipliant les opérations d’alevinage dans les rivières proches. Ce geste, loin des projecteurs, rappelle que la vie du stade s’étend bien au-delà du rectangle vert : elle irrigue aussi les projets en faveur du patrimoine naturel local.
Les concerts et spectacles marquants
Mais réduire le stade Robert-César à une arène sportive serait passer à côté de tout ce qu’il inspire. Les mercredis après-midi résonnent des voix de la Compagnie du Phénix : ici, les jeunes découvrent le théâtre, s’initient à l’expression scénique et tissent des liens entre générations. Ce rendez-vous régulier insuffle un élan créatif qui fait vibrer la vie locale.
Impossible d’ignorer l’énergie que dégage le bal de la Saint-Valentin, ouvert chaque année par Tony Bram’s et son orchestre. Le stade se transforme alors en piste de danse géante, où valses et riffs de guitare s’enchaînent, rassemblant jeunes et moins jeunes autour d’une même envie de célébrer.
Performances et figures emblématiques
Le stade n’oublie pas non plus les artistes qui y laissent leur empreinte. Lucie Yerlès, avec son spectacle ‘Solo’, captive le public grâce à ses acrobaties aériennes. Suspendue dans les hauteurs, elle offre un moment suspendu entre force et délicatesse, une performance qui surprend autant qu’elle émerveille.
- Alexis Pazoumian, réalisateur du film documentaire ‘Jardin Noir’, a aussi choisi le stade Robert-César pour la première de son œuvre. Ce documentaire explore les thématiques de la résilience et de la communauté, trouvant un écho particulier dans cette région.
Et dans le sillage de ces rendez-vous culturels, impossible de ne pas citer Robert Peyrillou. À la tête du Festival de jazz Sim Copans, il orchestre chaque année des concerts capables de réunir tous les amateurs de jazz de la région. Le stade devient alors un carrefour des styles et des générations, un espace où la musique fait tomber les barrières.
Les événements communautaires et culturels
Au fil des saisons, le stade Robert-César s’impose comme l’un des points d’ancrage de la vie locale. En janvier, le maire de Cahors et le CCAS orchestrent un repas traditionnel dédié aux aînés, occasion de resserrer les liens et de transmettre la mémoire de la ville. Loin de n’être qu’un lieu de passage, le stade devient alors le cadre de moments de partage qui comptent dans le quotidien des habitants.
Depuis l’été 2022, la Bibliothèque municipale de Pontcirq contribue elle aussi à l’animation culturelle. Élodie Payan et Valérie Constant y multiplient les initiatives : ateliers de lecture, rencontres avec des auteurs locaux, autant d’occasions de faire vivre la culture au plus près des habitants.
Quelques exemples illustrent ce tissu associatif vivant :
- Elisabeth Bassani, vice-présidente de la Croix Rouge du Lot, a récemment accueilli les bénévoles lors de la soirée galette, un événement qui met en lumière le travail essentiel des volontaires.
- Marie-José Soulié, présidente du Club des Cascaris, remercie régulièrement les membres et les partenaires pour leur contribution à la vitalité du club.
Pour faciliter la venue du public à tous ces rendez-vous, la Communauté de communes du Causse de Labastide-Murat a relancé le transport à la demande, avec le soutien de Serge Rigal et de Frédéric Gineste. Cette démarche, en rendant le stade accessible au plus grand nombre, renforce le sentiment d’appartenance et la dynamique d’ouverture.
Enfin, les Amis de la Vallée du Vert réunissent chaque année leurs membres au foyer rural de Catus. Ce rendez-vous, discret mais fidèle, témoigne de l’attachement des habitants à la préservation et à la transmission du patrimoine local.
À travers ces histoires et ces visages, le stade Robert-César dépasse le simple statut d’infrastructure : il s’affirme comme un territoire commun, un espace où les souvenirs se construisent et où chaque génération laisse une empreinte. Tant que les voix résonneront dans ses tribunes, il restera ce point d’ancrage où la ville se reconnaît et se réinvente.


